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L'épreuve de Vérité d'Ouargue le Sombre

 
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Verom
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MessagePosté le: Lun 29 Mar - 01:29 (2010)    Sujet du message: L'épreuve de Vérité d'Ouargue le Sombre Répondre en citant

Le caveau était sombre, plongée dans la noirceur la plus absolue. Il n’y avait aucunes fenêtres qui auraient pût baigner la minuscule pièce de rayons de soleil nourricier ou d’une quelconque autres formes de lueur. Dans la pénombre, la vue étant parfaitement inutile, d’autres sens premiers doivent être utilisés et ainsi privilégiés. La perception des mouvements et des sons en premier lieu. Cependant il n’y avait pas le moindre mouvements dans la pièce, et le seul son que l’on aurait pu distinguer était celui d’une respiration lente et douloureuse. 
L’odorat était également privilégié. L’odeur environnante était insupportable et agressait les narines. La sinistre senteur de la moisissure, mélangé à celle de l’urine et du vomie des anciens locataires de l’endroit prenait à la gorge et au moral. Le sol était humide, irrégulier et râpeux.
Si quelque personne avait eu la possibilité de voir à travers la noirceur, il aurait vu, au milieu de cette cellule, antichambre de l’enfer, un homme entièrement nu, recroquevillé en position fœtal, tremblotant. L’homme était surement très grand, son torse était couturé de cicatrices, dont une en forme d’étoile près de son cœur. Ses yeux étaient fermés et les seuls mouvement qu’il esquissait étaient des tremblements qui faisait tressauter son corps recroquevillé.
Il s’appelait Ouargue. C’est pratiquement tout se dont il se rappelait. Il ne savait même plus depuis combien de temps qu’il était dans cette cellule. Il se souvenait de l’homme au cheveux d’or, de l’épreuve de Vérité et de son enfermement dans la cellule. La faim et la soif le tiraillait depuis déjà trop longtemps, mais le problème le plus important était qu’il allait probablement mourir d’une fièvre dans très peu de temps si on ne le soignait pas, chose peu probable vu les circonstances de son enfermement.
La folie se tenait déjà aux portes de son esprit et le froid de sa cellule devenait insurmontable, ses attaques continuelles depuis son entrée dans ces lieux avaient porter leur fruit et Ouargue se tenait maintenant au seuil de la vie et de la mort. Il se rappelait l’homme au cheveux d’or lui dire que cette épreuve était la plus difficile car l’on se retrouvait seul avec soi même et face à son âme. Certains n’en sortaient pas vivant et Ouargue allait bientôt rejoindre la liste des nombreux décédés avant leur adoubement.
Ses limites physiques et mentales lâchèrent d’un coup ensemble et, dans un ultime cri, l’homme se redressa en hurlant. Son cri déchira l‘air, la résonance des lieux amplifiant encore plus le son déjà puissant qui sortait de la gorge de celui que l’on appelait le Sombre Stratège.


Il ouvrit les yeux. La cellule avait disparu, ces murs sombres et son froid glacial envolés. Il se trouvait à présent devant l’entrée d’une forêt. Il se releva lentement. Il fus surpris de constater qu’il avait retrouver ses forces et sa mobilité. De plus, il était maintenant habillé d’une ample robe noire. Regardant devant lui, la forêt semblait gigantesque. La cime des arbres semblait percer le ciel tel des milliers de crocs acérés. Le vert était nuancé au possible, chaque arbre semblait respirer une énergie différente, et la légère brise caressait les feuilles de son souffle rafraichissant.
« La fièvre me fait délirer » pensa-t-il. « La mort me guette, je suis même peut être déjà mort ». Ouargue tendit l’oreille. Oui, un son s’échappait depuis les arbres de la forêt. Des rires d’enfants! Une étrange force le poussait à aller voir d’où provenait ce son. Il s’avançât devant les premiers arbres de la forêt et les rires se firent plus fort et plus localisés. Il pénétra dans l’immense forêt, suivant les rires. Plus il avançait dans la forêt et plus il trouvait l’endroit familier. 
Les rires s’arrêtèrent, mais Ouargue avait repéré une clairière devant lui. Il dépassa les derniers buissons et arrivé dans la clairière, il tomba à genoux. Devant lui se tenait la masure du vieil ermite, son mentor durant toute ses années en Kator. Le calme que dégageait ces lieux lui rappela des souvenirs enfouit depuis longtemps dans les recoins les plus profond de son esprit. Tandis qu’il se remémorait ses souvenirs perdus, la porte de la masure en argile s’ouvrit et un vieil homme en sortit. Sa longue barbe d’un blanc ivoire descendait jusqu’à sa poitrine et ses cheveux de la même couleur jusqu’à ses épaules. Il était vêtu d’une robe de cérémonie bleu et or et ses yeux azur emplis de sagesse et de connaissance infinie contemplèrent Ouargue avec bienveillance. La voix de son mentor regretté se fit entendre dans son esprit:
- « N’oublie jamais ce que je t’ai enseigné. Le cœur trône toujours. Tu es le fils que je n’ai jamais eu Ouargue ». Ses traits se modifièrent alors et se n‘était plus le vieil homme qui se tenait là mais Tarok, père assassiné du jeune Ouargue.
-« Je suis fière de toi mon fils. Ne m’oublie pas.
-Père! » et en trois pas il avait parcouru la distance qui le séparait de ce dernier et le serrait dans ses bras. 
-« Père, je m’en veut tellement. Je n’ai pas su vous protéger. Pardonné moi. Père. Père! » Le corps de son père devint tout mou dans ses bras et le corps sans vie de Tarok s’effondra sur le sol, du sang maculant sa tunique, la tache grossissant de plus en plus. 
-« Non! Cela suffit! »
Il n’était plus dans la forêt. Il était devant une fontaine. Il l’a reconnu immédiatement. C’était la fontaine de Zeus de sa ville de naissance. L’eau jaillissait par les trompettes des minotaures et retombait avec des éclaboussures dans le bassin de la fontaine. Se retournant pour contempler la place où il se trouvait, il la vit. Nyala. Elle resplendissait dans sa tunique blanche et or. Elle portait une cruche d’eau dans les bras et parlait de dos avec deux autres femmes. Il s’avança pour la toucher mais au moment où il s’apprêtait à entrer en contact avec elle, un enfant arriva en courant et sautant de joie près d’elle. « Maman! » Ouargue resta figé dans son mouvement. Baissant son bras, il regarda l’enfant attraper les plis de la tunique de Nyala en souriant. Elle se baissa et lui fit un baiser sur le front. 
-« Ou est ton père? » demanda-t-elle. 
-« Il achète du vin chez Gregorios. » fit l’enfant.
Elle redressa la tête et Ouargue qui s’était légèrement reculer, vit arriver un homme qui vint se poster près de Nyala. Arrivant à sa hauteur, il l’a pris dans ses bras et l’embrassa langoureusement. « Rentrons à présent. » et il pris son fils sur les épaules et partirent ensemble dans une rue adjacente. Nyala resta en arrière un moment. Elle se retourna et regarda Ouargue dans les yeux, comme si elle avait su qu’il était là tout ce temps et qu‘il observait. Et c’est le regard triste mais avec un léger sourire qu’elle partie dans la même direction qu’avait prit son mari et son fils quelques secondes plus tôt. Ouargue ne bougea pas, repensant à cette femme qu’il n’avait jamais mérité, de part son objectif de vengeance qui l‘avait maintenu dans un semblant d‘existence pendant toute sa vie. Il était resté aveugle à l’amour lorsqu’elle était venue à lui et c’est maintenant qu’il comprenait sa triste mais pourtant grandiose destiné.


Les lieux se modifièrent une nouvelle fois. Il se tenait à présent dans une salle gigantesque et dallée en marbre noir. Des cierges éclairaient les lieux d’une lueur blafarde et seul les braseros permettait de voir l’estrade drapé de pourpre au fond de la salle. Il y avait 5 trônes, 5 pour les 5 Seigneurs de la Confrérie du Kator. Mais seul une personne siégeait. Il était sur le trône central, celui qui était le plus grand, mais aussi le plus chargé en décorations, recouvert d‘or et d‘argent. 
Assis, dans une pause lascive, Sheratan, Haut Seigneur de la Confrérie, traître et meurtrier. Il se leva tranquillement de son trône. Il était habillé d’une armure lourde en bronze. Un aigle aux ailes dépliés, symbole des adeptes de la Confrérie, ornait son pectoral, et sa longe cape rouge attachée à l’épaule le drapait d’une couleur de sang. Il portait la couronne du Kator sur sa crinière de lion et ses yeux d’un vert glacial scrutaient celui qui venait d’arriver dans la pièce. Il s’appuyait sur une gigantesque lame à deux mains, orné de runes flamboyantes. 
-« Sheratan. Lâche. Assassin. Tueur de femmes et d’enfants. Je suis venu venger tout ceux dont tu as détruit l’existence, fit Ouargue.
-Crois tu pouvoir me défier impunément? Sais tu qui je suis. Je suis le Conquérant des Hautes Plaines, le Dieu-Roi du Kator, Empereur des Royaumes Forestiers. Affronte ton Destin! » et il se jeta sur Ouargue, l’épée brandit.
Ce dernier se déplaça sur la gauche et dégaina ses couteaux papillons, déjà chargé en énergies magiques. 40 cm de lame bleutée et aussi tranchante que l’épée de Damoclès. Le combat commença. Sheratan, de part la taille de son arme devait à tout pris maintenir Ouargue à distance d’estoc, tandis que se dernier devait se rapprocher au combat rapproché afin de profiter pleinement de sa vitesse quand au maniement des couteaux au corps à corps. Sheratan ruait et rageait. Ses cris devenait de plus en plus violent à chaque fois que la lame s’abaissait. L’épée, devenue rouge de part la puissance magique dégagée, passa tout près d’Ouargue, suffisamment pour que la magie de la lame brule une partie de sa cape, laissant une estafilade de sang là où elle avait réussi à trancher. Le Traitre, profitant de l’effet de surprise de son coup se rua sur le Sombre Stratège. Mais son nom n’était pas du à un effet de style. Il n’était pas dupe du petit jeu du Roi, et par une habile feinte de garde, se déplaça sur la droite et laboura le bras gauche de Sheratan sur toute sa longueur avec sa lame. Se dernier hurlant de douleur, ses yeux injectés de rage contemplèrent celui qui essayait de le tuer.
-« Tu va payer sale petit avorton! » et il projeta une énorme sphère magique enflammée sur Ouargue. Canalisant ses forces magiques à son tour, le Seigneur d’Archas projeta une lance de lumière bleuté à la rencontre de la sphère magique. L’explosion du à la collision de ses deux forces magiques projeta les deux adversaires sur les murs et fit vacillés toutes les bougis de la pièce.
Se relevant difficilement, le Sombre se saisit de ses couteaux et s’approcha de l’Empereur du Kator. Crachant du sang, la peau livide, ce dernier tendit la main vers Ouargue penché au dessus de lui, le couteau à la main.
-« Aide moi. Je ne voulais pas… Nous sommes pareil toi et moi. Tu es destiné à régner sur cet empire avec moi. Nous deviendrons des dieux! Prend ma main et prend la place que tu as toujours mérité à mes cotés. Prend ma main! ».
Le visage de l’Empereur changea à se moment préçis. Ce n’était plus l’Empereur qui était allongé en sang, mais un autre Ouargue le Sombre en armure de bronze. Le Seigneur d’Archas contempla son double et lui pris la main. Un sourire se dessina sur le visage de l‘autre Ouargue, ses yeux brillant d‘un sentiment de victoire, mais s’arrêta brusquement lorsqu’il vit le regard du vrai Ouargue. Le visage fermé, Le Sombre ouvrit les yeux, fixa celui qui était l’Empereur du Kator et plongea sa dague ornementée dans la faille de l’armure, sous l’aisselle. Il se vit mourir, hurlant à la mort, de la lumière jaillissant par les yeux et la bouche de celui qu’il avait tué, son double celui tapi dans les tréfonds de son âme et qui à présent n’aurait plus aucuns moyens pour revenir prendre la place dans l’esprit d’Ouargue . Il fût éblouit


Il était de retour dans sa cellule. La porte était ouverte et l’homme au cheveux d’or était accroupi à coté de lui, le fixant de ses yeux vert.
-« Lève toi à présent Ouargue le Sombre. » Se dernier se leva, chancelant. Achille le Myrmidon lui passa alors sur les épaules un manteau blanc qui le recouvrit entièrement et il lui fit:
-« Tu as combattu les démons de ton âme. Elle est à présent lavé de la corruption et de la souillure intrinsèque à l’âme humaine. Tu es maintenant bien plus qu’un humain. Tu es Myrmidon. Que ce jour demeure à jamais gravé dans nos registres comme le jour de la naissance d’un nouveau Chevalier du Styx. »
Ouargue repensa alors à ces mots que lui avait inculqué son maitre et qui prenait à présent tout leur sens : honneur, devoir et sacrifice. Il allait à présent pouvoir les appliqués
« Non, je ne vous oublierais pas ».



 
Par Verom 


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MessagePosté le: Lun 29 Mar - 01:29 (2010)    Sujet du message: Publicité

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